Un musée scientifique au croisement de l’art,
de l’histoire et de la pharmacie
En tant que graphiste et illustratrice, j’ai eu l’opportunité de collaborer avec le Musée des Plantes Médicinales et de la Pharmacie de l’ULB
à Bruxelles pour la création de leur nouvelle identité visuelle.
Fondé dans les années 1970, le Musée des Plantes Médicinales et de la Pharmacie rassemble une collection riche mêlant plantes médicinales, objets pharmaceutiques, iconographie scientifique et histoire des savoirs. Initialement pensé comme un outil pédagogique pour les étudiant·e·s en pharmacie, le musée s’adresse aujourd’hui à un public beaucoup plus large : étudiant·e·s, chercheur·euse·s, enseignant·e·s, passionné·e·s de botanique, familles curieuses et visiteurs internationaux de passage à Bruxelles.

À l’approche de son déménagement sur le campus Erasme à l’horizon 2030, le musée a souhaité repenser son image afin de refléter ses ambitions de modernisation, d’accessibilité et d’ouverture vers les enjeux contemporains : écologie, santé durable, innovation scientifique et transmission des savoirs.

Une direction artistique inspirée des planches botaniques anciennes
Graphiquement, l’univers visuel s’inspire des planches botaniques anciennes, références essentielles dans l’histoire des sciences naturelles et pharmaceutiques.
Cette image d’inspiration a été extraite d’un ouvrage consulté dans les archives de la bibliothèque universitaire de la faculté de Pharmacie.
L’objectif principal de cette identité visuelle de musée scientifique est d’incarner une institution à la fois rigoureuse et vivante, capable de dialoguer avec différents publics.
L’enjeu était de créer un univers graphique qui conjugue :
- Science et nature
- Héritage historique et modernité
- Pédagogie et émerveillement
- Institution et accessibilité
La création d’un logo emblématique et institutionnel
Le logo du musée a été conçu sous la forme d’un emblème ovale, rappelant les sceaux anciens, les étiquettes pharmaceutiques et les blasons académiques.
Ce choix formel confère au logo une forte dimension institutionnelle et patrimoniale, tout en restant lisible et contemporain.
À l’intérieur de cet emblème, plusieurs éléments graphiques dialoguent harmonieusement pour incarner l’identité du musée :
- la digitale pourpre, plante médicinale emblématique à portée symbolique choisie par Caroline de Stevigny, responsable académique du musée
- le pavot à opium, symbole historique de la pharmacopée
- les feuilles de ginkgo, plante à portée symbolique pour le fondateur du musée Maurice Vanhaelen
- le mortier, les gélules et le flacon, références directes à la pratique pharmaceutique
L’ensemble illustre la mission du musée : transmettre les savoirs liés aux plantes médicinales et à la pharmacie, dans une approche à la fois scientifique, historique et humaine.

Cette identité a été conçue comme un système visuel global, suffisamment structuré et flexible pour s’adapter à une large variété de supports : de la communication imprimée au web, en passant par la signalétique, des outils pédagogiques et des visuels de communication. Le choix d’un trait à l’effet dessiné rappelle les illustrations naturalistes. Le trait précis et délicat, permet de faire le lien entre observation scientifique et sensibilité artistique.
La palette chromatique s’articule autour de couleurs principales : vert pharmacie et blanc. Le vert évoque l’univers de la santé, de la botanique. Des couleurs secondaires : vert sauge, jaune ginkgo, rose digitale et bleu ULB, viennent dynamiser l’ensemble. Ces teintes, à la fois naturelles et impactantes, insufflent énergie et modernité à l’identité visuelle tout en renforçant la lisibilité et l’attractivité des supports de communication.
Déclinaisons du logo et système graphique
Pour garantir une utilisation optimale, le logo a été décliné en plusieurs versions : version principale, version ronde, version simplifiée et version typographique. Ces déclinaisons assurent une cohérence visuelle sur l’ensemble des supports, du site web aux documents imprimés, en passant par la signalétique du musée. Un système de pictogrammes complémentaires a également été développé. Utilisés seuls ou associés à des textes, ils améliorent la lisibilité, créent des repères clairs pour les visiteurs et dynamisent les outils de communication.




Une charte graphique qui garantit l’harmonie visuelle
dans la communication
La création de cette identité visuelle s’accompagne de l’élaboration d’une charte graphique complète, outil de référence pour le musée. Cette charte définit l’ensemble des règles d’utilisation de l’identité visuelle : logotypes et déclinaisons, zones de protection, tailles minimales, palette chromatique, typographies, pictogrammes et principes de mise en page. Elle vise à garantir une cohérence visuelle sur tous les supports de communication, qu’ils soient imprimés ou numériques. Pensée comme un document pédagogique et évolutif, la charte graphique permet aux équipes du musée et à ses partenaires de s’approprier facilement l’identité tout en respectant ses fondements graphiques.

Des exemples de supports de communication
Les supports de papeterie (cartes, en-têtes, documents institutionnels) reflètent l’identité visuelle du musée et véhiculent son image dans toutes les correspondances officielles. La signalétique joue un rôle central dans l’expérience de visite : orientation, transmission d’informations, valorisation des espaces et des collections. Elle a été pensée comme un prolongement naturel de l’identité graphique, alliant clarté, pédagogie et esthétique. Enfin, les affiches et flyers constituent des supports clés pour la promotion des expositions, activités et événements du musée. Leur conception respecte strictement la charte graphique : usage du logo, cohérence typographique, hiérarchisation de l’information et impact visuel.
L’illustration du vivant comme outil de transmission du savoir
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce projet, c’est l’opportunité d’exprimer pleinement mes compétences d’illustratrice et de graphiste, en travaillant dans un style élégant, raffiné et intemporel, au service de la représentation des plantes médicinales et des objets liés à la pharmacie. Cette collaboration illustre ma volonté d’accompagner des institutions culturelles et scientifiques dans la création d’univers graphiques porteurs de sens, durables et adaptés à leurs publics. Elle ouvre également la voie à de futurs projets où l’image devient un outil de transmission, de dialogue et de valorisation du vivant, à la croisée de l’art, de la science et du patrimoine.



